Le cycle de fresques était placé au-dessus des entrées du Pellegrinaio et de l'église, entre la paroi calcaire de cette dernière et celle que l'on peut aujourd'hui interpréter comme la démolition d'une corniche en maçonnerie, s'étendant, par conséquent, histoire après histoire, du Palazzo del Rettore jusqu'aux bifores de la Casa dei gettatelli. Une façade murale qui, selon Girolamo Macchi, aurait été préparée ad hoc plusieurs années auparavant, entre 1316 et 1320, sous le rectorat de Tese Tolomei, avec un auvent qui aurait dû protéger l'œuvre de l'action des agents atmosphériques. Malgré la renommée des artistes appelés à les peindre et le fait que ces fresques devinrent un prototype pour la peinture siennoise jusqu'à tout le XVe siècle, aucun document de l'époque n'apporte d'éclaircissements sur leur réalisation. La première mémoire écrite de ce cycle se retrouve plus d'un siècle plus tard dans les "Commentarii" de Lorenzo Ghiberti (1452-1455). Le siècle suivant Giorgio Vasari élimina complètement Simone Martini de leur exécution et les attribua uniquement aux Lorenzetti. Selon sa reconstitution Pietro Lorenzetti aurait peint la "Présentation au temple"," et le ","Noces de Marie, ","qui, en revanche"," ","Ghiberti avait attribué à Simone Martini tandis qu'Ambrogio aurait exécuté la ","Nativité et la rencontre avec les vierges au temple","."," " Au début du XVIIIe siècle Girolamo Gigli fut témoin oculaire que le précieux cycle pictural était en train de disparaître, irrémédiablement endommagé par les agents atmosphériques malgré la présence de l'auvent. Situation compromise, qui, entre septembre 1720 et janvier 1721, convainquit le Recteur Antonio Ugolini d'opérer un nettoyage général du front de l'hôpital, en badigeonnant à la chaux la maison des Nourrices et celle du Recteur, en abattant l'auvent et en piquant les fresques sur la façade de l'église. Celle-ci fut uniformément peinte en bandes blanches et bleues, "décoration" supprimée lors des restaurations de 1905-1907, qui remirent le mur à nu, comme on le voit encore aujourd'hui. Ainsi, ce qui restait des précieux fresques du Trecento fut effacé pour toujours, suscitant des polémiques chez les contemporains. Presentazione al tempio e lo Sposalizio di Maria, che invece Ghiberti aveva attribuito a Simone Martini mentre Ambrogio avrebbe eseguito la Natività e l’incontro con le vergini al tempio. Nei primi del Settecento Girolamo Gigli fu testimone oculare che il prezioso ciclo pittorico stava ormai scomparendo, irrimediabilmente danneggiato dagli agenti atmosferici nonostante la presenza della tettoia. Situazione compromessa, che tra il settembre del 1720 e il gennaio del 1721 convinse il Rettore Antonio Ugolini ad operare una generale ripulitura del fronte dell’ospedale, scialbando a calcina la casa delle Balie e del Rettore, abbattendo la tettoia e picchettando gli affreschi sulla facciata della chiesa. Questa fu uniformemente dipinta a strisce bianche e azzurre, “decorazione” eliminata con i restauri del 1905-1907, che riportarono a nudo il muro, come lo vediamo anche oggi. In questo modo, il poco che restava dei preziosi affreschi trecenteschi fu cancellato per sempre, suscitando polemiche nei contemporanei.